ATELIER PHOTOGRAPHIE ARGENTIQUE AU LYCÉE PRIEUR DE LA CÔTE-D'OR

Fin janvier, les élèves de première et de terminale de l’enseignement de spécialité arts plastiques du lycée Prieur de la Côte-d’Or ont travaillé durant deux jours avec l’artiste photographe plasticienne Guénaëlle de Carbonnières.

Qui est Guénaëlle de Carbonnières ?

Initialement formée en philosophie, l’artiste est également professeure en Arts plastiques est diplômée en Arts et Médias numériques de l’Université Panthéon-Sorbonne. Elle est aujourd’hui représentée par deux galeries à Lyon et Paris. Sa pratique artistique qui mêle la photographie, la gravure, le dessin et des installations, interroge particulièrement la mémoire collective à travers la notion de patrimoine et l’archéologie. Ses manipulations photographiques, analogiques ou digitales, faites d’accidents, incisions, perfusions, brûlures, destructions… réconcilient diverses temporalités, proposant différentes strates de visibilités qui mettent en tension surface et profondeur, latence et présence, figuration et abstraction.

En quoi a consisté l’atelier ?


Durant l’atelier, l’artiste a tout d’abord exposé son travail et sa démarche de création aux élèves. Ceux-ci ont ensuite expérimenté la photographie argentique par contact, c’est-à-dire sans création préalable de négatif argentique, mais uniquement par l’intermédiaire d’objets ou de transparents sur lesquels les élèves ont pu dessiner ou imprimer des images. Posés sur le papier photosensible, ces éléments produisent, par contact, une empreinte négative.

Un laboratoire argentique a été installé dans une salle de classe, et les élèves se sont adonnés aux plaisirs de la création en chambre noire, découvrant tout le processus chimique et créatif de développement d’une image sur papier photosensible. Il leur avait été demandé de travailler sur une thématique chère à l’artiste intervenante : le temps et la mémoire.

Comment le travail photographique a-t-il ensuite été valorisé ?

Si certains élèves de terminale ont pu exploiter leur production pour les épreuves du baccalauréat, les élèves de première ont quant à eux valorisé leur photographie en l’intégrant à un travail exposé au CDI en fin d’année scolaire, accompagné d’un texte explicatif. Cette exposition était centrée autour de la problématique initiale du temps et de la mémoire. Elle faisait écho à l’exposition Nostalgie qui présentait au même moment des œuvres du FRAC Bourgogne au lycée.

Merci à l’artiste pour sa présence et la générosité de sa transmission, et bravo aux élèves pour leurs créations !

Anne DIETRICH-MARION, professeure d’arts plastiques